Un problème avec les jeunes ?
Aujourd'hui, avec les jeunes de la paroisse en journées d'amitié pour trois jours, pélerinage dans les églises du centre ville.
Cent jeunes entre treize et vingt ans, ça fait du bruit, dans une église aussi, surtout qu'ils avaient des questions auxquelles ils devaient répondre en équipe.
Première église : Saint-Michel. Quelques visiteurs amusés.
Deuxième église : la cathédrale. Un gardien gentil, une sacristine furieuse : on est dans une église, quand même ! vite vite elle va fermer la porte de la chapelle de semaine, de peur qu'on y entre (pour quoi faire ? serait-ce pour prier ?). Malgré une réflexion un peu sèche de ma part, elle ne désarme pas et demande à mon collègue quand nous comptons partir.
Troisième église : Notre-Dame. Cette fois, c'est la sacristine qui est gentille ; l'organiste, lui, est vraiment furax contre ces jeunes qui sont venus dans son église et le fait bien sentir.
Je déteste ce genre d'événement. Quand mettra-t-on à la porte tous ces gens qui se croient propriétaires des lieux de culte et qui en barrent l'entrée aux jeunes ? Je propose d'apposer un label "qualité accueil" aux églises : qu'on sache où on est attendu, et où on est mis à la porte. J'ai déjà commencé aujourd'hui.
samedi 28 avril 2007
samedi 21 avril 2007

Un autre monde.
Cette semaine, cent nouveaux prêtres (de moins de cinq ans d'ordination) du diocèse de Milan sont venus en pélerinage à Dijon, accompagnés par le cardinal Tettamanzi.
Un autre monde : cinq millions d'habitants, 2 200 prêtres, quatre évêques... Milan est le plus grand diocèse du monde, aux évêques légendaires (Saint Ambroise, saint Charles, et plus près de nous Paul VI et le cardinal Martini). Une liturgie propre. Des séminaires qui nous paraissent pleins à craquer : certains des prêtres de passage s'inquiètent de la perspective de se voir un jour confier jusqu'à trois paroisses... Même si le nombre d'ordinations se réduit, à Milan, l'Eglise semble avoir de beaux jours devant elle.
Lien : Site Internet du diocèse de Milan
mercredi 18 avril 2007
Baptêmes de Pâques.
A la veillée pascale, deux jeunes élèves de l'école Saint-Dominique ont été baptisées. Pas facile pour elles de se retrouver face à cinq cents personnes, et de raconter en public leur cheminement jusqu'à ce jour.
Chloé, surmontant sa timidité, a donc pris la parole. Au début, elle voulait être pape. Quand elle s'est ouvert de ce projet à sa maman, celle-ci lui a répondu qu'elle devait d'abord être baptisée. C'est l'origine de son désir de devenir chrétienne.
A la veillée pascale, deux jeunes élèves de l'école Saint-Dominique ont été baptisées. Pas facile pour elles de se retrouver face à cinq cents personnes, et de raconter en public leur cheminement jusqu'à ce jour.
Chloé, surmontant sa timidité, a donc pris la parole. Au début, elle voulait être pape. Quand elle s'est ouvert de ce projet à sa maman, celle-ci lui a répondu qu'elle devait d'abord être baptisée. C'est l'origine de son désir de devenir chrétienne.
samedi 14 avril 2007
L'envers du décor.
Julien a été abandonné par ses parents à la naissance, confié à une famille d'accueil. Le voilà qui cause du souci à ses parents adoptifs : hyperactivité, on décide de l'interner à l'hôpital psychiatrique. Il y côtoie des gens atteints de pathologies terribles. Au bout d'un an, on le place dans un foyer où il est battu, moqué, victimes de sévices sur lesquels je préfère ne pas m'étendre. Enfin, il réintègre l'école, où ça ne se passe pas trop mal. Son père adoptif meurt. Sentiment d'abandon. Dépression. Passage par le mouvement gothique : il y découvre une autre manière de vivre, quelque chose de proche du satanisme. A Vézelay, la vision du Christ au tympan du portail central le saisit : il devient chrétien. Il doit aujourd'hui suivre un traitement lourd pour toute sa vie.
Son histoire me touche, car elle est révélatrice de l'envers de notre monde : il y a le bon côté, celui qui passe à la télé, les gens qui gagnent bien leur vie, qui ont accès à tout ce que la vie peut leur offrir, liberté, beauté, pouvoir. Il y a le côté obscur : la maladie, la pauvreté, la solitude, l'abandon.
Julien a été abandonné par ses parents à la naissance, confié à une famille d'accueil. Le voilà qui cause du souci à ses parents adoptifs : hyperactivité, on décide de l'interner à l'hôpital psychiatrique. Il y côtoie des gens atteints de pathologies terribles. Au bout d'un an, on le place dans un foyer où il est battu, moqué, victimes de sévices sur lesquels je préfère ne pas m'étendre. Enfin, il réintègre l'école, où ça ne se passe pas trop mal. Son père adoptif meurt. Sentiment d'abandon. Dépression. Passage par le mouvement gothique : il y découvre une autre manière de vivre, quelque chose de proche du satanisme. A Vézelay, la vision du Christ au tympan du portail central le saisit : il devient chrétien. Il doit aujourd'hui suivre un traitement lourd pour toute sa vie.
Son histoire me touche, car elle est révélatrice de l'envers de notre monde : il y a le bon côté, celui qui passe à la télé, les gens qui gagnent bien leur vie, qui ont accès à tout ce que la vie peut leur offrir, liberté, beauté, pouvoir. Il y a le côté obscur : la maladie, la pauvreté, la solitude, l'abandon.
Les nouveaux arrivants.
Hier soir, première rencontre de la nouvelle équipe de catéchumènes. Ils sont trois, cette année, à frapper à la porte, parmi les milliers qui en France se préparent à recevoir le baptême. Ils sont venus accompagnés par des amis, par un conjoint. A ma grande surprise, la plupart de ces accompagnants ont été baptisés quand ils étaient déjà grands. Sur les dix participants à la rencontre, nous n'étions que trois à avoir été baptisés dans l'enfance.
Chacun a raconté sa vie et sa découverte de Dieu. Etonnement de voir avec quelle force Dieu appelle en-dehors de l'Eglise, c'est-à-dire d'une famille chrétienne, d'un milieu dans lequel l'Evangile a été transmis. Etonnement aussi de la simplicité avec laquelle, apparemment, ces nouveaux venus parlent de ce qui leur arrive dans leur entourage : telle collègue de travail leur prêtre une Bible, tel autre leur dit "justement moi je prépare ma Confirmation"... C'est sur, ici, c'est du nouveau qui naît.
Hier soir, première rencontre de la nouvelle équipe de catéchumènes. Ils sont trois, cette année, à frapper à la porte, parmi les milliers qui en France se préparent à recevoir le baptême. Ils sont venus accompagnés par des amis, par un conjoint. A ma grande surprise, la plupart de ces accompagnants ont été baptisés quand ils étaient déjà grands. Sur les dix participants à la rencontre, nous n'étions que trois à avoir été baptisés dans l'enfance.
Chacun a raconté sa vie et sa découverte de Dieu. Etonnement de voir avec quelle force Dieu appelle en-dehors de l'Eglise, c'est-à-dire d'une famille chrétienne, d'un milieu dans lequel l'Evangile a été transmis. Etonnement aussi de la simplicité avec laquelle, apparemment, ces nouveaux venus parlent de ce qui leur arrive dans leur entourage : telle collègue de travail leur prêtre une Bible, tel autre leur dit "justement moi je prépare ma Confirmation"... C'est sur, ici, c'est du nouveau qui naît.
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