C'est vraiment pas de ma faute...
Eh oui : pas de nouvelles, mais pas forcément bonnes nouvelles... Enfin, tout va bien, sauf que ma connexion Internet, qui m'était promise par l'ineffable Orange pour la mi-septembre, n'est toujours pas rétablie. J'y vais donc de mes coups de téléphone dans le vide, et de mes mails courroucés qui se heurtent à une incompréhensible inertie. Ca recommence comme en septembre de l'an dernier, où il m'avait fallu attendre plus d'un mois avant que notre opérateur historique ne rétablisse une connexion interrompue pour cause de déménagement de 15 mètres dans le même immeuble...
Dommage j'aurais aimé vous donner des nouvelles de la rentrée, qui est, évidemment pleine de surprises.
A bientôt ?
mercredi 26 septembre 2007
lundi 10 septembre 2007
Bientôt disparu dans les profondeurs du cyberespace.
Hier, au-revoir très émouvant aux paroissens de la toute nouvelle paroisse Jean XXIII, après dix-huit ans de présence à Sainte-Bernadette...
Mercredi, le déménagement : ce qui signifie aussi une interruption, pour une durée indéterminée, de ma connexion Internet.
Ne m'oubliez pas pendant ce temps !!!
Hier, au-revoir très émouvant aux paroissens de la toute nouvelle paroisse Jean XXIII, après dix-huit ans de présence à Sainte-Bernadette...
Mercredi, le déménagement : ce qui signifie aussi une interruption, pour une durée indéterminée, de ma connexion Internet.
Ne m'oubliez pas pendant ce temps !!!
mercredi 29 août 2007
Enfants sorciers.
Au Congo, il arrive qu'on décrète dans une famille qu'un enfant soit "sorcier", sur la déclaration d'un de ces pasteurs autoproclamés qui écument villes et villages. Il est alors d'usage de se débarrasser de lui. Ceux qui ne meurent pas rejoignent les dizaines d'enfants abandonnés recueillis dans le centre dont s'occupe l'abbé Antoine, qui avait réuni ce soir des paroissiens intéressés pour nous présenter son travail là-bas.
Des enfants-sorciers : comment peut-on en arriver là ? L'indignation et l'incompréhension ont été unanimes. Je suis souvent gêné par ces réactions condescendantes, qui considèrent que les mentalités magiques, sensées gouverner les esprits africains, sont inférieures aux nôtres et ô combien plus dangereuses. C'est oublier que nos esprits à nous sont sous l'emprise d'une autre idéologie, qui vaut bien celle des sorciers congolais : nous avons, nous aussi, notre manière de nous représenter le monde et d'être en relation avec lui, une manière d'être qui est façonnée par la rationalité scientifique. Et nous ne sommes même pas conscients que cette idéologie, comme l'autre, est responsable de dégâts humains tout aussi terribles.
Au Congo, il arrive qu'on décrète dans une famille qu'un enfant soit "sorcier", sur la déclaration d'un de ces pasteurs autoproclamés qui écument villes et villages. Il est alors d'usage de se débarrasser de lui. Ceux qui ne meurent pas rejoignent les dizaines d'enfants abandonnés recueillis dans le centre dont s'occupe l'abbé Antoine, qui avait réuni ce soir des paroissiens intéressés pour nous présenter son travail là-bas.
Des enfants-sorciers : comment peut-on en arriver là ? L'indignation et l'incompréhension ont été unanimes. Je suis souvent gêné par ces réactions condescendantes, qui considèrent que les mentalités magiques, sensées gouverner les esprits africains, sont inférieures aux nôtres et ô combien plus dangereuses. C'est oublier que nos esprits à nous sont sous l'emprise d'une autre idéologie, qui vaut bien celle des sorciers congolais : nous avons, nous aussi, notre manière de nous représenter le monde et d'être en relation avec lui, une manière d'être qui est façonnée par la rationalité scientifique. Et nous ne sommes même pas conscients que cette idéologie, comme l'autre, est responsable de dégâts humains tout aussi terribles.
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