Dora Maar
Pour me consoler de mon faux départ pour le Congo : petite visite à Paris de deux expos qui me faisaient envie, la collection Philips (pour voir le déjeûner des Canotiers) et Dora Maar au Musée Picasso. Mention spéciale pour Dora Maar : assister presque en direct au travail de Picasso, à la genèse de Guernica, ça c'est une expérience. Il paraît qu'elle a été rendue quasi folle par sa rupture avec le peintre. Je suis resté deux heures à l'intérieur du musée sans avoir vu le temps passer.
samedi 18 février 2006
Télé.
Dans Télérama cette semaine, quelque chose qui me fait plaisir (enfin disons que ca me rend un peu moins bête) : tout un dossier sur Plus belle la vie, une série qui se passe à Marseille et avec laquelle j'ai tout de suite accroché. Il paraît que tout le monde adore ! Moi qui pensais avoir des goûts de midinette... Un phénomène ce truc ! des histoires à dormir debout, et pourtant on ne peut pas s'empêcher de se reconnaître dans tous les problèmes de ces gens comme tout le monde à qui il arrive des aventures incroyables.
Dans Télérama cette semaine, quelque chose qui me fait plaisir (enfin disons que ca me rend un peu moins bête) : tout un dossier sur Plus belle la vie, une série qui se passe à Marseille et avec laquelle j'ai tout de suite accroché. Il paraît que tout le monde adore ! Moi qui pensais avoir des goûts de midinette... Un phénomène ce truc ! des histoires à dormir debout, et pourtant on ne peut pas s'empêcher de se reconnaître dans tous les problèmes de ces gens comme tout le monde à qui il arrive des aventures incroyables.
mercredi 15 février 2006
Ecouter et parler.
Hier soir, presque à l'improviste, une trentaine de personnes se sont retrouvées dans une salle du rez-de-chaussée pour parler de cette fameuse affaire des caricatures.
Le débat a été ce qu'il a pu ; hommes et femmes d'horizons divers se sont exprimés, les uns pour parler de liberté, les autres de respect. Nous avons eu du mal, me semble-t-il, à rester dans les limites de ce qu'aurait du être l'exercice : ce qui se passe ici et maintenant, et non la violence au loin, grossie par la loupe de la télé et servie sur le plateau du repas du soir.
Du moins chacun aura-t-il eu le temps de parler et d'être écouté.
Ce temps est trop rare dans une vie qui ne fait pas sa place à l'expression de chacun. Je me dis en sortant qu'il faudrait pouvoir proposer ce genre d'exercice à chaque fois qu'un fait d'actualité vient perturber notre existence.
Hier soir, presque à l'improviste, une trentaine de personnes se sont retrouvées dans une salle du rez-de-chaussée pour parler de cette fameuse affaire des caricatures.
Le débat a été ce qu'il a pu ; hommes et femmes d'horizons divers se sont exprimés, les uns pour parler de liberté, les autres de respect. Nous avons eu du mal, me semble-t-il, à rester dans les limites de ce qu'aurait du être l'exercice : ce qui se passe ici et maintenant, et non la violence au loin, grossie par la loupe de la télé et servie sur le plateau du repas du soir.
Du moins chacun aura-t-il eu le temps de parler et d'être écouté.
Ce temps est trop rare dans une vie qui ne fait pas sa place à l'expression de chacun. Je me dis en sortant qu'il faudrait pouvoir proposer ce genre d'exercice à chaque fois qu'un fait d'actualité vient perturber notre existence.
Pas de Congo pour cette année...
J'aurais du m'envoler ce matin pour Kinshasa. C'était sans compter avec les petits problèmes de la vie quotidienne africaine : l'ambassade est, pour une durée indéterminée, en rupture de visas. C'est aussi bête que ça : un fonctionnaire, dans son bureau, a omis de remplir la boîte à chaussures dans laquelle il range les précieux timbres qu'il appose sur les passeports des candidats au voyage. Me voilà gros Jean comme devant, avec un agenda vide qui m'offre de vertigineux espaces de liberté...
Le recteur du séminaire où je devais enseigner est assez désespéré. Tout était prêt pour m'accueillir, les étudiants rentrés de cours, le ménage fait dans la chambre depuis ce matin. Je sens surtout une fureur contre un régime politique et une administration dont l'incapacité atteint des sommets insoupçonnés. Moi, je ne vais quand même pas me plaindre : je ne perds dans l'affaire que le prix du voyage (trop tard pour être remboursé), même si j'aurais préféré faire cadeaux des mille euros et quelque aux séminaristes qui en ont besoin plus que moi.
J'aurais du m'envoler ce matin pour Kinshasa. C'était sans compter avec les petits problèmes de la vie quotidienne africaine : l'ambassade est, pour une durée indéterminée, en rupture de visas. C'est aussi bête que ça : un fonctionnaire, dans son bureau, a omis de remplir la boîte à chaussures dans laquelle il range les précieux timbres qu'il appose sur les passeports des candidats au voyage. Me voilà gros Jean comme devant, avec un agenda vide qui m'offre de vertigineux espaces de liberté...
Le recteur du séminaire où je devais enseigner est assez désespéré. Tout était prêt pour m'accueillir, les étudiants rentrés de cours, le ménage fait dans la chambre depuis ce matin. Je sens surtout une fureur contre un régime politique et une administration dont l'incapacité atteint des sommets insoupçonnés. Moi, je ne vais quand même pas me plaindre : je ne perds dans l'affaire que le prix du voyage (trop tard pour être remboursé), même si j'aurais préféré faire cadeaux des mille euros et quelque aux séminaristes qui en ont besoin plus que moi.
mercredi 8 février 2006
Economie et foi.
C'était hier soir, dans un petit salon de La Cloche : une douzaine de membres du Rotary m'avait demandé de présenter Repères dans une économie mondialisée, publié cette année par la Commission sociale de l'épiscopat.
Comme souvent dans ce genre de rencontre, l'assistance semble vraiment intéressée et beaucoup découvrent que l'Eglise catholique tient sur l'économie un discours crédible et peu connu.
Il semble toutefois que les foules n'étaient pas au rendez-vous. Un ami m'a confié que la soirée qui avait attiré le plus de monde était celle consacrée à l'hypnose.
C'était hier soir, dans un petit salon de La Cloche : une douzaine de membres du Rotary m'avait demandé de présenter Repères dans une économie mondialisée, publié cette année par la Commission sociale de l'épiscopat.
Comme souvent dans ce genre de rencontre, l'assistance semble vraiment intéressée et beaucoup découvrent que l'Eglise catholique tient sur l'économie un discours crédible et peu connu.
Il semble toutefois que les foules n'étaient pas au rendez-vous. Un ami m'a confié que la soirée qui avait attiré le plus de monde était celle consacrée à l'hypnose.
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