mercredi 28 février 2007

Des Eglises oubliées ?

Retrouvé au cours d'un dîner l'autre soir, cet ami journaliste qui a participé au voyage en Algérie organisé par l'archevêque de Lyon et le président du CRCM de Rhône-Alpes.

Le point fort du voyage était bien sûr le passage à Tibhirine, là où, voici dix ans, sept moines ont été enlevés, puis assassinés, sans qu'on ait pu vraiment élucider les circonstances de ce drame (ni a fortiori retrouvé les coupables). Ce n'était pas rien de voir, côte à côte, prier devant les humbles tombes un cardinal et un dignitaire de l'Islam.

Mais le voyage avait d'autres enjeux : réaffirmer l'importance d'un dialogue inter-religieux dont on avait pu douter après les déclarations de Benoît XVI ; aller à la rencontre des Eglises d'Algérie, contraintes à une discrétion de plus en plus grande depuis la guerre civile qui n'en finit pas de finir là-bas. Dernier enjeu, et non le moindre du côté algérien : donner du gouvernement algérien, qui était devenu la puissance invitante dans une initiative à l'origine parfaitement privée, l'image d'un régime tolérant et accueillant.

Ce qui a beaucoup frappé François, c'est le dénument dans lequel vivent les communautés chrétiennes d'Algérie. Un tout petit nombre (cinq, six personnes ?) se retrouve pour célébrer la messe dans des salles anonymes. Je me souviens de Jean-Marie, cet autre ami prêtre aux confins du Sahara, m'expliquant qu'il y avait en tout et pour tout cinq chrétiens dans son immense paroisse : trois religieuses étrangères, une vieille dame française mariée à un Musulman et qui ne pratiquait pas pour ne pas gêner son mari, et lui-même...

Un dénument et une discrétion qui contrastent avec un phénomène nouveau : le développement, dans les régions les plus délaissées par le pouvoir, des Eglises évangéliques et baptistes. De nombreux jeunes (combien ? le sujet est tabou...) s'y convertissent au christianisme. Les accusations de sectarisme lancées à leur encontre n'y peuvent rien : comme partout dans le monde, ce sont ces Eglises-là qui sont les premières à annoncer l'Evangile.

Oubliées, ces Eglises ? Je laisse la parole à Jean-Marie : "

Des contacts ont pu être pris qui nous pousseront peut-être à sortir de l’ombre dans laquelle on s’était insensiblement glissé (non sans raisons) lors d’événements ou situations douloureuses.

On pourra plus difficilement faire comme si les catholiques n’existaient pas ou s’ils étaient aussi dangereux qu’on le dit encore souvent dans les écoles ou les mosquées…"

samedi 24 février 2007

Des pistes pour les temps difficiles.

Premier dimanche de carême : Ceux qui iront à la messe y entendront le récit des tentations de Jésus au désert.

Tout n'est pas dit, dans ce récit si riche de symboles, sur la tentation ! Mais dans le dialogue entre Jésus et l'adversaire, nous pouvons trouver des pistes pour vivre les temps d'épreuve (puisque tel est le sens des "tentations" au désert).

"L'homme ne vit pas seulement de pain" : chômage, reconversion, déménagement pour des raisons professionnelles... Autant de moments de crise et de remise en cause. Dois-je suivre mon conjoint qui change de métier ou rester dans la ville où j'ai mes amis et mon travail ? Dois-je accepter une diminution de mes ressources, pour une raison ou pour une autre ? Le rappel que l'homme ne vit pas seulement de pain invite à s'interroger sur ce dont nous allons réellement être privés à l'occasion de ces bouleversements : est-ce de l'essentiel, ou du superflu ? Est-ce du pain quotidien, ou d'un confort dont je pourrais, finalement, me passer, ce qui me permettra peut-être de retrouver un essentiel que j'avais perdu de vue ?

"Tu te prosterneras devant le Seigneur ton Dieu" : il s'agit ici de renoncer au pouvoir, à l'autorité, à la force. L'épreuve, c'est parfois un conflit, une dispute. Comment alors règler le problème ? La tentation est celle de l'autorité, du pouvoir, de la violence faite à autrui d'une manière ou d'une autre. S'en remettre à Dieu permet de prendre du recul, d'évaluer mes propres torts et la responsabilité qui est la mienne dans un conflit qui peut alors devenir un lieu pour grandir ensemble.

"Tu ne mettras pas à l'épreuve le Seigneur ton Dieu" : le temps d'épreuve sont aussi des temps d'interrogations sur Dieu. Pourquoi permet-il que je vive cela ? Pourquoi ne viens-tu pas, Seigneur ? Dieu ne vient pas pour règler nos problèmes ; s'il est Père, ce n'est pas comme le papa que nous aurions tous voulu avoir pour nous protéger des difficultés de la vie. Il est le Dieu qui nous renvoie à notre liberté et à notre responsabilité d'hommes et de femmes.

jeudi 22 février 2007

Un retour à l'état de droit.

Ca se savait plus ou moins, on en a parlé plusieurs fois sur ce blog ; souvent, c'était pour s'entendre dire "mais non, ce n'est pas vrai". Enfin, la vérité se fait jour : la Cour de cassation juge illégale l'arrestation de sans-papiers qui avaient été convoqués à la préfecture pour un simple examen de leur dossier...

Ainsi donc, c'était vrai : dans notre pays d'état de droit, des dizaines de personnes ont été attirées par les représentants de l'Etat dans un traquenard. Croyant aller à un rendez-vous destiné à régulariser leur situation, elles se sont retrouvées les menottes aux mains, jetées sans ménagements dans un camion qui les a emmenées illico dans un centre de rétention éloigné de leur domicile, sans avoir eu le temps de prévenir leurs amis, leur famille parfois pour ceux qui avaient fondé un foyer. Et, de là, expulsées rapidement vers le pays qu'elles avaient fui parce qu'elles ne pouvaient plus y vivre.

mercredi 21 février 2007

Ton Père voit ce que tu fais dans le secret.

Il y a quelques années, Samir, arrivant tout juste d'Algérie pour poursuivre en France de brillantes études de Droit, était invité à la maison (entendez : chez ma mère). J'ai eu toutes les peines du monde à le dissuader de faire sa prière dans le salon devant tout le monde : pourquoi aurait-il honte d'être croyant ? A l'étonnement des musulmans, la discrétion est recommandée aux chrétiens pour les trois piliers du temps de Carême : la prière, le partage, le jeûne.

"Quand tu pries, retire-toi au fond de la maison, ferme ta porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret". Je m'interroge sur les raisons qui poussent certains chrétiens à prier en public, voire à faire du porte-à-porte pour parler de leur foi, au mépris de la consigne que donne Jésus à ses disciples ("Ne passez pas de maison en maison"). Comment cela peut-il se concilier avec l'Evangile ?

Pour ceux qui veulent s'engager dans une démarche de carême à la maison : les Dominicains proposent une aide pour tous les jours sur le site Retraite dans la ville. Les Jésuites ne sont pas en reste sur Notre-Dame du Web.

Bon carême dans le secret.

dimanche 18 février 2007

Une nouvelle rue à Saint-Apollinaire.

Saint-Apollinaire, "l'esprit village". Une petite commune qui a beaucoup grossi, sans rien perdre (enfin, en gardant l'essentiel) de ses racines rurales. L'équipe CCFD locale, agitée par le thème de réflexion de l'année qui porte sur les droits des Roms, y a découvert une famille de gens du voyage, qui occupe un bout de terrain à la lisière des habitations, sans eau courante ni électricité. Branle-bas de combat : les voisins se disent qu'il vaut mieux demander au maire de leur donner ce qui leur manque plutôt que de les faire partir, une pétition circule, sitôt dit, sitôt fait : la famille a maintenant le minimum de confort, et obtient même le droit de donner un nom au chemin sur lequel ils habitent.

Ce sera la rue de la Cabosse, parce qu'ils parlent un français cabossé.
Une attente déçue.

On leur avait dit que l'enfant à naître serait sans doute trisomique ; un dernier examen est venu confirmer la nouvelle. Ils auraient pu s'attendre à des paroles d'aide, qui leur aurait laissé un peu de temps pour se retourner ; on leur a simplement dit qu'ils avaient rendez-vous le lendemain, pour l'intervention qui devait mettre un terme rapide à leur attente déçue.

Barbarie ?

samedi 17 février 2007


Mariages.

La première session de préparation au mariage de l'année est ouverte. Devant le nombre croissant, parmi les fiancés, de non-catéchisés et de non-baptisés, nous avons décidé, avec l'équipe du doyenné, de faire de ces rencontres des lieux de présentation de la foi de l'Eglise. Non par souci de prosélythisme, mais parce que nous prenons au sérieux la démarche de ces couples qui demandent un mariage chrétien et ne savent pas toujours ce que cela signifie. Nous partons donc, à chaque rencontre (il y en a trois par session), d'une lecture commentée d'un texte de l'Ecriture.

La démarche provoque le scepticisme de certains confrères. Ces derniers n'ont peut-être pas bien compris que nous étions en train de changer de monde : sur huit couples qui vont participer à cette première session, trois auront besoin d'une dispense parce que le futur n'est pas baptisé. Et combien, en réalité, ont vraiment rencontré le Christ au cours de leur vie ?

C'est en tout cas une surprise pour tous les participants de découvrir que l'Evangile permet d'éclairer ce qu'ils sont en train de vivre, d'aborder des sujets essentiels dont ils ont parfois du mal à parler même au sein de leur couple. Leur regard sur l'Eglise en est changé, ils le disent à la fin des rencontres.

Au bout du compte : sans doute les églises ne vont-elles pas se remplir d'un seul coup. Les païens ne seront pas baptisés. Peut-être nos fiancés aborderont-ils avec moins de préjugés la question du baptême et de la catéchèse de leurs enfants. Mais ils auront vraiment, une fois dans leur vie, rencontré la Parole de Dieu, et vu que cela leur faisait du bien. Tout comme ceux que Jésus croise au bord du chemin, qu'il délivre de ce qui les emprisonne, sans chercher à profiter de cette toute nouvelle liberté dont il leur a fait le don.

Il me semble que c'est de cette manière qu'on peut commencer à construire, et pas seulement à imaginer, l'Eglise de demain : un lieu dans lequel tous ceux qui le voudront, et le plus grand nombre possible, pourront accueillir cette Parole et se laisser toucher par elle. Peu importe, finalement, le nombre des chrétiens ; peu importe la dimension de la communauté des disciples, si elle a la taille suffisante pour répondre à ce service qu'on attend d'elle.

vendredi 16 février 2007

Comment aimer ses ennemis en se faisant du bien.

L'autre jour, à la session du CERAS (décidément ça m'a marqué), Gilles Vermot-Desroche, qui s'occuppe d'introduire de la diversité chez Schneider, a eu une phrase qui a fait tilt : "Inutile d'attendre d'une entreprise qu'elle fasse de la philanthropie ; si on veut la convaincre de quelque chose, le seul moyen c'est de lui montrer qu'elle va y trouver son intérêt".

J'étendrais volontiers le raisonnement à notre vie de tous les jours : il est vain de persuader qui que ce soit qu'il faut agir par devoir ; le seul moyen, c'est de lui montrer quel intérêt il peut trouver à agir ainsi.

Utilitariste, me direz-vous ? C'est pourtant le sens de la prédication de Jésus : les Béatitudes commencent toutes par le mot "Heureux", d'où j'en déduis qu'elles sont une quête de bonheur... Et que tous les conseils que Jésus donne ont pour objectif de trouver ce bonheur.

Oui mais voilà. Quand il dit d'aimer ses ennemis, de tendre la joue gauche, et de donner tous vos vêtements à celui qui vole votre tunique : allez expliquer aux gens que c'est là qu'ils trouveront leur intérêt.

Comment aimer ses ennemis en se faisant du bien ? C'est peut-être bien la clé du bonheur. Aimer ses ennemis, c'est leur pardonner ; c'est sortir de la petite prison personnelle dans laquelle nous nous trouvons quand nous détestons quelqu'un.

Ne pas oublier non plus que Jésus n'a pas tout pardonné, et qu'il n'a pas tendu la joue. Il a dit "Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font" ; et il a dit "Pourquoi me frappes-tu ?". Dans un cas, il a demandé à Dieu de pardonner ce qu'il ne pouvait pas faire de lui-même - le pardon, ça peut être trop facile si on est vraiment sincère ; ouvrant ainsi une porte pour celui qui ne trouverait pas la sortie de sa prison. Dans l'autre, il rappelle que sa loi est d'abord un idéal, qui concerne un Royaume qui n'est pas de ce monde. Et qu'on a toujours intérêt à avoir un idéal si on veut vivre de manière humaine.

mardi 13 février 2007

La parabole de la zapette.

Il paraît que la zapette, petit ustensile dont nous nous servons tout le temps pour changer de programmes TV sans nous lever du canapé dans lequel nous sommes vautrés, a été inventée pour servir aux personnes handicapées. Le souci de venir en aide à quelques exclus du bien-être a profité à tous.

Il me semble qu'il y a là comme une parabole, qui peut aider à comprendre pourquoi nous devons nous intéresser aux plus petits et aux plus pauvres. Ce n'est pas seulement par obéissance aux commandements de Jésus. C'est parce que, quand on se préoccupe des plus petits, cela sert à tout le monde.

C'est le sens de ce que disait la semaine dernière, à la session du CERAS, Gilles Vermot-Desroches, chargé de la diversité chez Schneider. Il est vain d'attendre des acteurs de l'économie un comportement de philanthropes. Le seul moyen est de montrer quel intérêt il y a à se comporter de manière humaine ; par exemple, une entreprise a tout intérêt à ce que le quartier dans lequel elle est implantée n'ait pas de problèmes d'insécurité ou de chômage.

J'aimerais rencontrer l'économiste qui construira une théorie globale capable de rendre compte de la parabole de la zapette.

lundi 12 février 2007

dimanche 11 février 2007

La sonate de l'homme bon.

C'est le titre du morceau de musique que joue le héros de La vie des autres, un film vraiment bien sur l'espionnage en Allemagne de l'Est dans les années 80.

Ca vaut le coup de voir ça : atmosphère glaçante, angoissante, rues grises, police omniprésente, ça m'a rappelé ma traversée de la RDA dans ces années-là, en allant en Pologne ; je m'étais arrêté pour une petite pause dans une ville qui avait l'air tout droit sortie d'un film sur la fin de la guerre mondiale... Les scènes d'interrogatoire sont particulièrement insoutenables, malgré l'absence de violence physique.

Cette violence-là est-elle l'aboutissement logique du communisme, ou le produit de la folie de quelques-uns qui ont perverti les intentions des débuts ? Difficile de répondre... Chacun donnera la réponse en fonction de ses propres présupposés, je suppose. Mais en France, peu de gens répondront à partir de leur expérience personnelle, puisque nous n'avons pas eu droit à cette espèce-là de communisme.

vendredi 9 février 2007

En arrière toute ?

Un nouvel institut religieux est né : il s'appelle l'Institut du Bon Pasteur... et recueille les trois prêtres intégristes qui occupent depuis plusieurs années en toute illégalité une église bordelaise. Ils ont obtenu le droit de célébrer la messe d'avant le Concile (en latin, dos au peuple, mais après tout pourquoi pas), constituent une paroisse avec leurs fidèles, et en contrepartie s'engagent à entrer dans "une attitude positive d'accueil et de communication" pour les points de la doctrine concilaire qui leur paraissent "difficilement conciliables avec la Tradition". Quand on sait que sous cette appellation générique se cachent l'oecuménisme, le dialogue inter-religieux, et tout ce qui concerne l'ouverture au monde dans laquelle l'Eglise s'est engagée depuis Vatican II, on se demande quelles concessions ils ont bien pu faire de leur côté.

Pour plus d'infos en direct : le dossier présenté sur le site diocésain de Bordeaux.

jeudi 8 février 2007

S'attacher à sa femme.

Conversation plutôt surprenante avec un Gabonais de passage dans mon bureau : son père, qui avait des responsabilités dans l'Eglise là-bas, a pris une seconde épouse, ce qui l'a forcé de se démettre de sa mission ecclésiale et de s'abstenir de communier. Et voilà qu'en vieillissant, il souhaite se réconcilier avec l'Eglise, et décide donc de répudier la seconde épouse, qui se retrouve dans une immense difficulté. Qu'en pensez-vous, mon Père ?

J'avoue mon embarras devant une situation peu commune sous nos latitudes. Embarras qui ne fait que croître au fur et à mesure que mon interlocuteur argumente : Abraham, David, Salomon étaient polygames, et Jésus finalement n'a pas proscrit la polygamie, mais seulement prescrit à l'homme de s'attacher à son épouse ; en obligeant son père à se séparer de l'une de ses femmes, l'Eglise ne contredit-elle pas l'enseignement du Christ, et plus fondamentalement la miséricorde de Dieu qui ne saurait souffrir qu'on mette une malheureuse dans le dénuement ?

Consultée sur le sujet, l'encyclopédie Catholicisme, qui a réponse à tout, m'apprend pour finir, à l'article polygamie dont je vous recommande la lecture, que saint Augustin lui-même avait pris la défense de la polygamie, et que maint Père de l'Eglise la recommandait dans des situations de dépeuplement sévère.

Quant à moi : je renonce à comprendre pour le moment...

mercredi 7 février 2007


"Des cités dans la Cité".

C'est le titre de la session 2007 du CERAS, le centre de réflexion et d'action sociale des Jésuites de France. Passionnantes rencontres, passionnants débats, dont vous pourrez vous faire une idée en cliquant ici : trois jours qui aident à mieux comprendre ce qui se vit ici, dans ce quartier des Grésilles dont j'ai pu vérifier à quel point il était emblématique de la vie des "quartiers", comme on dit dans le jargon des curés qui y exercent leur ministère.

Une découverte : l'importance de la nouvelle immigration sub-saharienne.

Une limite : on a beaucoup parlé des émeutes urbaines de décembre 2005, et d'autres événements semblables ; mais quid de la violence plus quotidienne, dont on ne parle pas dans les journaux mais dont les populations souffrent davantage ? A-t-elle vraiment la même origine, le même sens ? En tout cas, il paraît que les quartiers qui ont flambé en 2005 n'étaient pas les quartiers habituellement agités ; ce que j'ai pu vérifier ici, puisque les Grésilles ont été étonnamment calmes (ce qui n'est pas le cas maintenant).

Pendant ces trois jours, on a pointé du doigt les multiples causes qui font de ces quartiers des quartiers délaissés (chômage, éducation, logement...). Je formule une hypothèse : et si ce qui se vit là était tout simplement, amplifié jusqu'à la caricature, l'effet de notre société qui globalement ne peut que produire de l'exclusion ? Pour aller plus loin : nous vivons dans le meilleur monde qui soit, à condition d'être suffisamment armés pour l'affronter, c'est-à-dire de parler français, d'avoir des relations, une famille équilibrée, pas de problème de santé, etc. Quand rien de tout cela n'est au rendez-vous, alors ce monde est le plus dur qui soit. Ce qui explique que des gens qui cumulent ces handicaps, et qui comme par hasard se trouvent relégués dans ces endroits, se retrouvent en situation d'exclusion.

samedi 3 février 2007


Diamants de guerre.

De retour du ciné, je suis allé voir "Blood Diamonds" avec Di Caprio qui est décidément un vrai grand acteur. Encore un film sur l'Afrique ; enfin on a l'air de vouloir parler pour de vrai de ce qui se passe dans ce continent saigné à blanc par des occidentaux avides de richesses.

jeudi 1 février 2007


Christianisme et communisme.

Yann publie un site web original : baptisé à l'âge de quinze ans, il est membre du Parti communiste. Un itinéraire peu commun en France, mais pas isolé ; ailleurs (en Amérique latine notamment), c'est plus courant : il paraît que Hugo Chavez, le Président vénézuélien, prie et parle souvent de Jésus en public... Sans être moi-même du tout dans ce genre de démarche, je dois dire qu'il m'est arrivé plus d'une fois de me trouver sur la même longueur d'ondes qu'un communiste, la dernière fois étant lors de la table ronde sur l'immigration organisée par notre journal. Yann m'a par ailleurs assuré que l'Humanité donnait souvent la parole aux évêques, sans doute sur les sujets de préoccupations qu'ils ont en commun.

Yann est étudiant à Dijon, je l'ai donc rencontré cet après-midi. Je ne veux pas vous gâcher le plaisir d'aller voir vous-mêmes son site, et de lui mettre un petit mot si vous le voulez.

Lien avec le site web de Yann
Christianisme social.

Juste pour vous signaler un nouvel article sur Agoravox : "Où en est le christianisme social ?". Les réactions sont moins violentes qu'au précédent, et même très intéressantes.

Pour ceux qui me demandent quand je trouve le temps de travailler : je rédige mes billets le soir après 22h.