samedi 28 avril 2007

Un problème avec les jeunes ?

Aujourd'hui, avec les jeunes de la paroisse en journées d'amitié pour trois jours, pélerinage dans les églises du centre ville.

Cent jeunes entre treize et vingt ans, ça fait du bruit, dans une église aussi, surtout qu'ils avaient des questions auxquelles ils devaient répondre en équipe.

Première église : Saint-Michel. Quelques visiteurs amusés.

Deuxième église : la cathédrale. Un gardien gentil, une sacristine furieuse : on est dans une église, quand même ! vite vite elle va fermer la porte de la chapelle de semaine, de peur qu'on y entre (pour quoi faire ? serait-ce pour prier ?). Malgré une réflexion un peu sèche de ma part, elle ne désarme pas et demande à mon collègue quand nous comptons partir.

Troisième église : Notre-Dame. Cette fois, c'est la sacristine qui est gentille ; l'organiste, lui, est vraiment furax contre ces jeunes qui sont venus dans son église et le fait bien sentir.

Je déteste ce genre d'événement. Quand mettra-t-on à la porte tous ces gens qui se croient propriétaires des lieux de culte et qui en barrent l'entrée aux jeunes ? Je propose d'apposer un label "qualité accueil" aux églises : qu'on sache où on est attendu, et où on est mis à la porte. J'ai déjà commencé aujourd'hui.

4 commentaires:

Olivier a dit…

Ah Manu, quelle séquence nostalgie. Ca me rappelle vraiment ma jeunesse quand on nous regardait avec des gros yeux à Notre Dame et qu'on nous parquait pendant la messe derrière soeur M... (pas de délation tout de même) pour qu'on ne fasse pas trop de bruits. Les temps changent. L'Eglise pas beaucoup.

catherine a dit…

c'est vrai que souvent, on s'est dit qu'on devrait aller au club med' plutôt que d'essayer de faire connaître l'église à nos enfants et de tenter de leur transmettre une foi vivante! au moins, au club med', ils savent faire venir à eux les petits enfants et leurs parents... tout est même fait pour qu'ils aient envie de revenir! heureusement, on a aussi trouvé des lieux accueillants, où sans tout laisser faire et faire n'importe quoi (ben oui, mai 68, c'était quand même il y a 40 ans, on a grandi... et on en a tiré les bonnes leçons qui s'imposaient) chacun trouve sa place... heureusement aussi, dans une grande ville comme dijon, on peut "voter avec ses pieds" et aller dans une paroisse où les jeunes ont une chance de vivre quelque chose et non de subir la foi. dommage quand même pour l'église que certains ne sachent qu'en montrer l'intolérance de la vie...

Anonyme a dit…

Oui, malgré tout, ces réticences sont profondément humaines. Prenez un enfant bâtissant un château de sable: son papa s'approche pour l'"aider"... "non! pas comme ça! tu sais pas faire!" s'insurge le petit. Une grand-mère soigneuse de ses géraniums pourra aussi crier sur ses petits voisins jouant au foot tout près.
La difficulté est toujours de vivre ensemble. La communion ecclesiale est là-dessus significative.
Les torts sont donc sans doute partagés. L'organiste et la sacristine ont leur humeur, leur caractère. Cependant, sous prétexte de séduire la jeunesse dont je fais partie, des temples de la culture (musées, salles d'expo...) sont souvent plus respectés que les églises où l'on peut entrer en chahutant...
oui, mais "sinon, les jeunes ne viendront pas".

La maison de Dieu doit certes être joyeuse, vivante et paisible. Certains disent que le naturel doit amener à Dieu (car l'homme est né naturellement bon, sans péché originel); d'autres disent que les jeunes doivent être éduqués, élevés vers Dieu... passant par une exigence de respect du lieu (car le péché originel a blessé la nature humaine.. et la foi est exigente).
L'épinglage est toujours délicat... merci de garder l'anonymat pour les personnes concernées.

Anonyme a dit…

oui je me rapelle j 'y était aux J.A ( journée d 'amitiée ) pour ma profession de foi .