vendredi 22 août 2008

Fantômes (suite)

Ca fait plaisir de voir que tout le monde est rentré : tout plein de commentaires sur le dernier billet !

Deux petites choses pour revenir sur l'histoire de mon amie :

- Ce qui me paraît intéressant là-dedans n'est pas de savoir si c'est vrai ou pas, ou s'il y a eu une tentative d'escroquerie, ou je ne sais quelle manœuvre ecclésiastique pour récupérer une clientèle défaillante. Ce récit est symptomatique de tout ce que nous refoulons en matière de fantômes, guérisseurs, miracles et autres sorciers. Le chiffre d'affaires de la sorcellerie en France est supérieur à celui de la médecine libérale... Comment en parler intelligemment ?

- Deuxième chose : un commentaire rappelle que le deuil est d'abord l'affaire de l'endeuillé. C'est vrai, c'est un chemin que personne ne peut faire à sa place. Mais les interventions extérieures comptent énormément dans cet itinéraire intérieur, au cours duquel l'absent finira par trouver sa juste place : ni trop près, ni trop loin, et - je le maintiens - dans le monde des morts, ce qui ne veut pas dire qu'il est ôté à l'amour des siens. Le travail de deuil, c'est précisément cet ajustement et cette recherche de la meilleure manière d'être avec ceux qui sont partis.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

c'est très bien dite, je trouve!
merci_
bernard

the masked one a dit…

ah bah voilà, ça ça vous ressemble plus ;)

Anonyme a dit…

je prends la discussion en route mais je trouve que la discussion mérite qu'on s'attarde sur la façon que nous avons, de "faire le deuil" d'un être cher.

Pour ma part, j'ai perdu mes grands parents et pour deux d'entre eux, je n'ai pas pu être présente aux obsèques. J'ai prier, pour l'une loin de ma famille perdue dans une église à la frontière mexicaine et pour l'autre je n'ai pas pu même me recueillir car ses obsèques ont lieu à l'heure où je prenais mes fonctions pour mon premier job à 900km.

je crois que vivre son deuil est diffcile lorsqu'il est impossible d'assister aux obsèques. Ca a été le cas pour moi et plus de 14 et 13 ans après leur mort je crois que je n'ai pas franchi le cap de la séparation . Il me semble important que les liens soient rompus physiquement avec le départ du corps sous la terre ou dans un crématoruim .

Je ne peux revenir en arrière et il me manque quelquechose car j'ai l'impression qu'elles se sont volatisés sans moi, comme par magie et ça ce n'est pas la réalité !