mercredi 19 mars 2008

De l'usage de l'émotion en démocratie.

Depuis plusieurs semaines, le Bien Public, quotidien bourguignon d'information, ouvre ses colonnes au débat lancé par Chantal Sebire, une dijonnaise qui souffre d'une maladie incurable et demande un "suicide assisté". On est forcé de compatir à la douleur physique et morale de cette personne. La quasi-totalité des opinions qui s'expriment sur le blog du journal sont donc favorables à sa demande d'euthanasie.

Je trouve dangereux que l'émotion se substitue de cette manière à la raison dans la vie démocratique.

Une opinion discordante ce matin, celle exprimée par l'archevêque de Dijon.

Voir aussi l'éditorial du Blog Église et Société

5 commentaires:

Olivier a dit…

Moi, je ne suis pas d'accord avec toi. Tu nous parles souvent des sans-papiers et tu nous dis, à juste titre, à leur propos qu'on ne peut pas mettre systématiquement des chiffres et des grands principes devant l'humanité de gens qui souffrent.
Je ne veux pas comparer deux sujets qui n'ont rien à voir. Mais je n'ai pas peur de comparer le Sarkozyste qui se dit que s'il autorise un sans-papier à ne pas respecter les mêmes règles que les autres, c'est ouvrir grand la porte aux autres, et les anti-euthanasie qui ont peur qu'en autorisant un suicide assisté, les demandes se multiplient et que le dogme s'écroule.
Ce n'est pas une histoire d'émotion qui aveugle. C'est simplement une histoire d'humanité.

Emmanuel Pic a dit…

OK pour ta critique sur la méthode ,
mais sur le fond, désolé : je pense que c'est une bonne chose d'accueillir des étrangers et une mauvaise de permettre à quelqu'un de donner la mort à autrui.

Thaïs a dit…

A l'heure où les techniques les plus minutieuses ont été créées, je ne comprends pas que l'on ne puisse pas soulager la douleur physique des personnes afin que leurs derniers moments soient les plus doux possible !
Et je pense à sa famille et notamment à sa dernière fille de 12ans je crois.
Bonne fêtes de Pâques

koz a dit…

L'article du Bien Public est encore disponible ce matin mais... ça ne dure pas. Pourriez-vous, lorsque vous le citez, mentionner à tout le moins un paragraphe important, afin que le Net en garde trace (sans citer l'intégralité évidemment, pour ne pas tomber sous le terrible coup de la loi) ?

Emmanuel Pic a dit…

Koz
ce sera fait, mais plutôt à travers un lien (qui, lui, durera) avec Eglise en Côte d'Or, dont ce sera le prochain éditorial.