jeudi 10 avril 2008

Encore la fin de vie.

Après une émission de télé consacrée à l'euthanasie, la journaliste qui animait - et qui se déclarait favorable à une évolution de la loi - m'a expliqué ses motivations : elle a été confrontée au problème à deux reprises, à l'occasion du cancer dont sa mère avait été frappée, et du suicide de sa sœur qui était victime de la même maladie.

"Pour ma mère, je sais que nous avons fait tout ce que nous avons pu. Pour ma sœur, je n'en suis pas encore remise : la blessure est à vif."

Dans un cas, la paix intérieure d'une fille qui a accompagné la fin de la vie de sa mère jusqu'au bout, y compris les moments les plus durs ; dans l'autre, inguérissable blessure de n'avoir pu le faire.

Comment, après cela, être favorable au suicide assisté ? La pression médiatique - toujours à sens unique - et l'émotion sont si énormes qu'ils en viennent à altérer le jugement.

Ce soir à 19h30 au Shanti (69, rue Berbisey) : un débat sur Dieu et la souffrance.

2 commentaires:

Olivier a dit…

Drôlement intéressant tout ce que propose ce café, rien que pour avril ! Je ne connaissais pas. Y a pas : cette rue est vraiment la plus insolite et la plus intéressante de Dijon !
Olivier (toujours pas d'accord sur le sujet de la fin de vie et encore moins sur le fait que les tenants de l'évolution de la loi sont aveuglés par leurs émotions).

Anonyme a dit…

doit-on endurer les moments les plus durs pour permettre à ceux qui nous survivent de se sentir bien dans leur tête?...