vendredi 25 avril 2008

Histoire d'un jeune qui aime son métier.

Allez, on va l'appeler Fabrice. Il habite un village, à quelques kilomètres d'une petite ville de Côte d'Or. Il a vingt ans, sa maman l'élève seule avec sa petite sœur. Il passe son CAP et pour cela il suit une formation à Dijon.
Comme ils n'ont pas d'argent dans la famille, il ne loge pas à Dijon. Il se lève le matin avant six heures, va à la gare (bus d'abord, puis 1h de train), commence sa journée à 9h dans le salon de coiffure où il est en stage, reprend son train à 19h30, puis rentre à pied jusque chez lui parce qu'il n'y a plus de bus.
A midi, il s'est arrêté deux heures pour manger du pain.
Il n'a pas non plus d'argent pour prendre le train : les amendes s'accumulent, mais il s'en fiche, car, dit-il, il ne connaît pas les contrôleurs qui le verbalisent. C'est ce qui lui permet de garder (un peu) l'estime de lui-même.
En ce moment, il attend qu'on lui verse enfin la bourse à laquelle, paraît-il, il a droit. Ça lui permettrait de payer le train, et de trouver une chambre à Dijon. Il aimerait bien aussi trouver un coiffeur qui le prenne en apprentissage.

6 commentaires:

Anonyme a dit…

Vous n'avez pas des paroissiens qui auraient une chambre vide pour le dépanner quelques semaines ?

Emmanuel Pic a dit…

Pour le logement c'est fait (ouf), Mais il reste à démêler pas mal de choses !

Anonyme a dit…

Ah, super ! vive la solidarité ! bonne chance à ce jeune homme !

Béber a dit…

T'aurais pu choisir un peu mieux comme prénom d'anonymat !!!

Malheureusement, j'ai peur que cette situation soit plus répandue qu'on ne le croit. Il va falloir que ça devienne un réel souci de tous, tout cela est inadmissible.

SC a dit…

A quoi servent les services sociaux du département ou de l'Education Nationale?
Une assistante sociale en disponibilité
SC

marie974 a dit…

bonjour,
rien de nouveau, que se passe t-il ? J'aimais venir ici.