jeudi 15 mars 2007

La première communion.

Dix parents se sont déplacés ce soir. C'est un moment important pour leur enfant : à la fin de l'année, il fera sa première communion.

Pour la plupart, la démarche est celle de l'enfant autant, sinon plus, que la leur. Un symptôme de la préoccupation des adultes, qui veulent d'abord enseigner l'autonomie à leur progéniture. Certains vont si loin dans ce domaine qu'ils ne cessent de questionner l'enfant sur le choix qu'il fait : est-ce bien vrai ? est-ce bien toi ? es-tu bien sûr ? Ils mettent en doute sa sincérité, au lieu de l'accompagner et de l'encourager. Parfois, pour bien marquer leur différence, ils leur expliquent qu'ils ne vont pas à la messe, qu'être chrétien c'est une affaire de comportement dans la vie de tous les jours.

Mais en réalité, ce sont les enfants qui s'interrogent sur la sincérité de leurs parents. "Tu veux que je sois chrétien, et tu ne vas jamais à la messe !" La logique est imparable. Quelques-uns se laissent toucher par l'argument : c'est ainsi qu'on voit revenir, pas très à l'aise au début, de jeunes parents qui se laissent toucher, finalement, par une célébration dont ils avaient oublié le bien qu'elle peut leur faire, autant que par la joie de leurs enfants.

Car les enfants aiment la messe : il faut le dire, ce sont les parents qui les découragent et qui ne prennent pas au sérieux leur désir de Dieu.

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